mercredi 10 juin 2009

Bonjour à tous ! Me revoilà pour vous parler d'un autre Etat de la Malaisie : le Selangor.


Un petit coup d'oeil sur la carte ci-dessus pourra vous donner à première vue l'impression que Kuala Lumpur fait partie de cet Etat. Eh bien non ! En effet, Kuala Lumpur a fait scission avec l'Etat du Selangor depuis 1974, date à laquelle elle a obtenu le statut particulier de territoire fédéral. Si la capitale appartenait administrativement à l'Etat du Selangor avant 1974, elle constitue donc aujourd'hui une enclave administrative au sein de cet Etat qui s'est doté d'une nouvelle capitale administrative, Shah Alam. C'est d'ailleurs ici qu'a commencé le périple que je m'en vais vous narrer, dans l'humble demeure d'une amie et collègue de la mairie de Kuala Lumpur, Hanis. La famille de cette dernière m'avait en effet invitée à passer un week-end dans leur village du Selangor, ravie de pouvoir faire la connaissance de la jeune française que je suis.

Je ne pourrai pas converser très longtemps sur la ville de Shah Alam, n'ayant pu la visiter que de nuit, ce qui limite quelque peu la vision et l'idée que l'on peut s'en faire. D'après les guides, le seul intérêt touristique de la ville est sa grande mosquée Sultan Salahuddin Abdul Aziz, plus connue sous le nom de mosquée bleue (je pense que vous retiendrez plutôt la seconde version !), qui aime à battre les records mondiaux mosquéens : les quatre minarets mesurent la bagatelle de 142 mètres de haut, tandis que le dôme affiche un diamètre de 51 mètres pour une hauteur de 106 mètres. Il est d'ailleurs étrange que cette fierté locale et nationale ne soit pas illuminée de nuit... ce qui explique l'absence de photo ici bas !

En Malaisie, comme dans la plupart des pays asiatiques, les sociabilités de voisinages sont assez intenses. J'ai pu en faire l'expérience durant la soirée passée à Shah Alam dans la famille d'Hanis. Nous avons en effet passé un bon moment chez les voisins, jusque vers 22 heures, à discuter et grignoter.

Une partie des voisins

La sociabilité de voisinage : le couloir séparant les deux maisons, un espace de rencontre des familles. Des portes situées sur les côtés des deux maisons permettent de passer de l'une à l'autre sans avoir à faire le tour par le portail d'entrée de chacune des maisons

Après cela, nous avons fait un petit tour en voiture avec le beau-frère d'Hanis, qui nous a menés dans un marché nocturne, où, parallèlement aux activités classiques de vente et de restauration, se déroulent des pratiques particulières :


Purifiés par la cire des bougies (visuellement uniquement !), nous étions fin prêts le lendeamin matin pour aller à la rencontre du village qui se situe dans les environs de la ville de Sekinchan (cf. carte). Après deux heures de route, nous voilà arrivés à la première étape : un petit village composé de quelques rues où le coeur de l'activité est constitué par cette tente et ces grandes tables, autre exemple de sociabilité.


Les habitants du village s'y réunissent pour manger et les quelques connaissances qui passent dans les environs sont invités à partager le repas, ce que nous avons fait avant de partir vers notre point de chute : la maison d'une des tantes d'Hanis. Nous avons quand même eu le temps de prendre quelques photos de la famille :

Hanis et un bébé malais
Une partie des nombreux cousins et moi (vous noterez en regardant le garçon à la chemise bleue à gauche que les malais mangent souvent avec leur main, et plus précisément avec leur main droite, la main gauche étant réservée à d'autres usages...je vous laisse deviner)

La maison de la tante d'Hanis est divisée en deux parties. L'une est réservée à la famille, tandis que l'autre a été transformée en homestay, hébergeant les familles malaises venant se relaxer un week-end dans ce petit paradis. En effet, la maison est située dans un cadre superbe, isolée au milieu des rizières. Je vous laisse admirer, les images parlent d'elles-mêmes :







Un cadre idéal pour s'addoner aux plaisirs de la pêche...


... pour cuisiner (la tante d'Hanis)

... ou pour se prendre en photo (Hanis et moi en baju kurung, la tenue traditionnelle malaise)

De gauche à droite : moi, la tante (la cuisinière deux photos plus tôt, mais voilée cette fois-ci), la cousine, la mère et le père d'Hanis

Bon, vous pouvez remarquer que nous sommes tous beaux et tous colorés sur la photo... la raison est la suivante : nous nous apprêtions à aller assister à un mariage traditionnel malais.

Nous n'avons assisté qu'à une seule partie du mariage, l'après-midi, tandis que celui-ci avait débuté dans la matinée. Mais, gâce au photographe professionnel qui était présent et qui avait pris de nombreux clichés, j'ai pu avoir une reconstitution. La matinée est consacrée à la signature du registre de mariage et à la cérémonie musulmane : le marié prie et remet sa dot à la mariée (sous la forme d'un cahier rempli de billets : très romantique). En début d'après-midi, les mariés sont séparés et la famille de la mariée prépare la chambre nuptiale où les tous jeunes mariés partageront leur première nuit. Celle-ci est jonchée de cadeaux offerts par le marié :


En attendant, les invités présents mangent (une des activités préférée des malais !) et se promènent.



Ils reçoivent un sac doté de petits présents : de la junk food ainsi qu'une fleur artificielle à laquelle sont accrochés des chocolats ou encore un oeuf dur, symbole de fertilité (on distingue l'oeuf dur sur la photo) !


A leur arrivée (ensemble), les (presque) mariés (maquillés à outrance, je ne sais pas si vous voyez la couche de fond de teint de la mariée sur la photo !) lancent bonbons et chocolats au milieu de la foule qui se précipite pour faire ses provisions. Les mariés se dirigent solennellement vers l'espace où sera consacrée leur union et où ils posent pour une longue séance de photos. Ainsi se termine la cérémonie, et, par la même occasion, cet article !



4 commentaires:

  1. Merci de nous avoir invités au mariage, avec ton reportage bien coloré et rempli de visages souriants ! Le "baju kurung" te va très bien... assorti à la couleur de tes yeux !
    Que cuisine donc la tante d'Hanis ? As-tu goûté ?

    Une demande particulière à la "géographe" : et si tu indiquais l'échelle des cartes...

    Bravo... et au prochain article !

    Eugène

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  2. Ahhh l'absence d'échelle est pour mieux laisser planer le mystère sur la Malaisie et sur sa taille. Non, en réalité, j'ai eu la flemme et là j'ai encore la flemme de changer :)

    Quant à la cuisine, je laisse ça en suspens pour l'instant. J'ai prévu de longue date un article en exclusivité sur la Malaysian Food Experience que je rédigerai sûrement au mois de juillet, quand j'aurais un bon échantillon de photos !

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  3. Nous attendons avec impatience l'article sur la nourriture malaise... et bien sûr, à ton retour tu nous prépareras un excellent repas malais !

    Bon appétit... à ton "Starbuck" préféré !

    Eugène

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  4. yoyoyoyyo

    Mais ou est l'échellle tout bonement scandaleux looool...non vraiment je n'ai pas décidé de fr mon chieur...je confirme tu est trop classe en baju kurukuchépas quoi.....en plus tu l'aire épanouis

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