Kuala Lumpur, comme toutes les métropoles, est constamment animée et grouillante, ce qui à la longue, peut devenir fatiguant ! Il fait alors bon, de temps en temps, s'échapper de la capitale et partir à la découverte des sentiers malaisiens. Cet article sera donc consacré à a narration de mes impressions lors d'un petit voyage dans la ville de Kota Baru, à l'occasion du week-end du 1er Mai (le 1er Mai étant un jour férié en Malaisie, comme en France !).
Un petit point géographique pour commencer : la ville de Kota Baru se situe dans dans l'Etat du Kelantan, dans le Nord-est du pays. Cet Etat fait partie des plus traditionnels et des plus musulmans de la Malaisie.
Carte réalisée à partir de Google Earth, avec Phildigit (logiciel gratuit gracieusement mis en ligne par Mr Philippe Waniez : http://philgeo.club.fr/Index.html) et Adobe IllustratorPremière information d'importance à noter dans un coin de votre tête et à tenir prête à mobiliser s'il vous arrivait de vous trouver en Malaisie un week-end de 1er Mai : ne pas voyager en bus ce jour-là ! Tous les malaisiens sautent sur l'occasion pour aller voir leur famille, retourner dans leur village, ou simplement changer d'air, aussi les bus sont-ils noirs de monde ! Le système de réservation de tickets de bus s'en trouve d'ailleurs quelque peu bouleversé : les bus se suivent les uns les autres, et se remplissent suivant la loi de "premier arrivé, premier servi". Nous sommes ainsi partis avec 1 heure de retard (et encore, je pense que nous pouvons nous estimer heureux de nous en être aussi bien sortis !). Deuxième désagrément à notre arrivée le lendemain matin (nous avions pris un bus de nuit) : la réservation de notre chambre d'hôtel avait mystérieusement disparu du registre de la réception. Explication (qui m'a été donnée par plusieurs malaisiens eux-mêmes) : certaines personnes donnent un petit bonus financier afin d'obtenir une chambre lorsque les hôtels affichent complet : un petit coup de gomme et le tour est joué ! La situation n'était donc pas très plaisante : nous n'avions pas de chambre retenue dans cet hôtel et tous les hôtels aux alentours sans exception étaient totalement pleins. Heureusement, un client a eu la bonne idée de quitter sa chambre à ce moment précis, libérant une place que nous nous sommes empressés de prendre ! Nous avons alors pu partir à la découverte de Kota Baru et n'avons d'ailleurs pas eu à aller bien loin : dans la rue même de l'hôtel se déroulait le concours hebdomadaire de chants d'oiseaux de Kota Baru :
Une multitude de cages d'oiseaux sont ainsi rassemblées et accrochées sur des structures amovibles. Le but de cette opération est de déterminer quels oiseaux réalisent les plus belles vocalises ! Je n'ai cependant toujours pas compris comment ie "jury" s'y employait pour effectuer son choix. L'ensemble génère en effet un mélange de sons impressionnant et, pour ma part, j'aurais été bien en peine d'en distinguer un parmi les autres ! Mystère...
Mais Kota Baru recèle bien d'autres richesses : commentaires en images...
L'immense marché couvert, mélange riche de couleurs, d'odeurs, de sons, titillant l'ensemble des cinq sens. Chacun des 4 étages du marché a sa spécialisation : aliments frais au rez-de-chaussée, épices et fruits secs au second, tissus destinés à la confection de la tenue traditionnelle malaise au troisième.
Vue d'ensemble du rez-de-chaussée
La région, très musulmane, regroupe un nombre important de mosquées :
La plus vieille mosquée du pays, entièrement construite en bois
La ville de Kota Baru et ses environs sont célèbres pour leurs fabriques de cerf-volants traditionnels malais.
Un spécimen dans le ciel...
Quelques images de la ville...
La plupart des hommes malais portent le couvre-chef traditionnel, le songkok
La diversité économico-culturello-alimentaire : petit stall en bord de route sur fond de KFC
...et de la campagne