samedi 27 juin 2009

Ce nouvel article va nous conduire tout droit aux Cameron Highlands, montagnes situées dans l'Etat du Pahang, à proximité de la frontière avec l'Etat du Perak :


Si la crème solaire, les bouteilles d'eau et les chapeaux ou autres casquettes étaient de mise lors de nos précédents périples, il convient ici d'ajouter une petite laine à notre sac à dos ! En effet, les nuits peuvent être fraîches dans ces montagnes qui constituaient lors de la colonisation britannique un lieu de villégiature prisé des Britanniques (et construit par eux) qui y voyaient un moyen d'échapper un moment à la chaleur malaisienne et de retrouver un climat plus proche de celui en vigueur dans leur chère contrée. Les Cameron Highlands tentent de conserver aujourd'hui encore ce cachet britannique qui fait une partie de leur charme :

Une cabine téléphonique made in Britain !
L'intérieur cosy de ces grandes maisons
Aux Cameron Highlands, on déguste bien entendu ce qui était l'en-cas préféré des colons :
les scones à la confiture de fraises (un délice !)
Evidemment, ces scones ne seraient rien s'ils n'était accompagnés du traditionnel 5 o'clock tea pris dans la tea room


Et d'où vient le thé que l'on consomme aux Cameron Highlands ? Des Camerons eux-mêmes, pardi ! Le "clou du spectacle" consiste en effet en les vastes plantations de thé qui parsèment la montagne :






Cependant, les Cameron Highlands ne sauraient être limitées à leurs plantations de thé. Les montagnes sont en effet également appréciées pour les possibilités d'excursion dans "la jungle" qu'elles offrent à leurs visiteurs...

... et leur végétation tropicale :
Un bananier


Les montagnes à thé sont aussi des terres agricoles :


Mais les Cameron Highlands sont également le siège d'un autre type d'"agriculture" : la culture de fraises sous serre, ...



...la fraise faisant par ailleurs l'objet d'un véritable culte kitcho-propagandesque :


Les Cameron Highlands abritent également les Orang Asli, ethnie minoritaire "aborigène" de Malaisie.
Ces derniers vendent divers produits (artisanat, produits alimentaires) le long de la route sinueuse qui mène au coeur des Cameron Highlands (photos prises du car) :



Ils possèdent également leur village où ils profitent de la venue des touristes pour collecter quelques billets


Les Cameron abritent également un kampung (village) malais


Enfin, plusieurs villes existent, dont certaines poussent comme des champignons. Quelques photos de la ville chinoise de Brinchang:

De nouveaux complexes hôteliers destinés à absorber l'important flux de touristes dans la région
L'inévitable marché
Une brochette de femmes malaises
La rue principale de Brinchang
La même rue


Et pour terminer ce panorama, quelques photos "en vrac" :




samedi 20 juin 2009

Quelques anecdotes malaisiennes...
Voici un petit intermède culturello-humoristique avant de découvrir une nouvelle destination malaisienne. Allez, il faut bien se moquer un peu :)


Les pharmacies vendent des m&m's, mentos, kitkat, snickers et autres chips...


La Malaisie détient la solution-clé contre le chômage


Dans les magasins, une caisse peut mobiliser jusqu'à trois personnes (bon, c'est rare, mais c'est déjà arrivé !) : le ou la caissier (ère), une personne qui remplit les sacs plastiques (impossible de ranger ses courses soi-même), et une personne à l'arrière de la queue tenant un panneau indiquant que la caisse va fermer.


Il faut aimer s'asseoir pour venir en Malaisie


Où que vous débarquiez, dans un bureau, dans une maison, ... vous serez invité (forcé ?) à vous asseoir. C'est l'étape indispensable, préalable à toute discussion. Même si vous passez juste récupérer un document, vous serez convié à "Sit first". Et si vous expliquez que ce n'est nécessaire puisque vous ne faites que passer, on vous répètera deux ou trois fois de "sit first" et vous comprendrez rapidement que pour obtenir votre document, vous n'avez plus qu'une solution : vous asseoir


Les rabatteurs des gares de bus savent mieux que vous où vous voulez aller

Ces salariés qui sont chargés de vous diriger vers les comptoirs des différentes compagnies de bus (bus assurant les liaisons entre les différentes villes de Malaisie) présentes dans la gare vous alpaguent dès votre arrivée par des "Where d'you go, where d'you go, where d'you go?" répétés inlassablement, fusant de tous les côtés. Certains vont plus loin et vous affirment d'un air assuré : "You go to Singapore" qui sonne quasiment comme un ordre qu'ils continuent de vous assener même si vous déclarez aller à Kota Baru ou aux Cameron Highlands. C'est quasiment une tentative d'hypnose orale :)


Les malaisiens aiment leur voiture et leur moto. Les malaisiens n'aiment pas marcher

Lorsque vous dites à un malaisien que vous vous rendez dans un lieu qui se trouve à environ 20 minutes à pieds de celui où vous êtes au moment de la discussion, ce dernier vous regarde avec des yeux ronds comme si vous étiez tombé sur la tête et s'inquiète presque pour vous. Eclaircissements fournis par un salarié malais de la mairie (je traduis ses propos, véridiques !) : "Nous sommes un peu feignants. Nous ne voulons pas nous garer dans le parking à 300 mètres. Nous voulons nous garer devant la boutique. Si je pouvais, je me garerais même dans la boutique (rires)". Rassurez-vous, il y a malgré tout des piétons dans les rues !

Prêts à l'"attaque" !

mercredi 10 juin 2009

Bonjour à tous ! Me revoilà pour vous parler d'un autre Etat de la Malaisie : le Selangor.


Un petit coup d'oeil sur la carte ci-dessus pourra vous donner à première vue l'impression que Kuala Lumpur fait partie de cet Etat. Eh bien non ! En effet, Kuala Lumpur a fait scission avec l'Etat du Selangor depuis 1974, date à laquelle elle a obtenu le statut particulier de territoire fédéral. Si la capitale appartenait administrativement à l'Etat du Selangor avant 1974, elle constitue donc aujourd'hui une enclave administrative au sein de cet Etat qui s'est doté d'une nouvelle capitale administrative, Shah Alam. C'est d'ailleurs ici qu'a commencé le périple que je m'en vais vous narrer, dans l'humble demeure d'une amie et collègue de la mairie de Kuala Lumpur, Hanis. La famille de cette dernière m'avait en effet invitée à passer un week-end dans leur village du Selangor, ravie de pouvoir faire la connaissance de la jeune française que je suis.

Je ne pourrai pas converser très longtemps sur la ville de Shah Alam, n'ayant pu la visiter que de nuit, ce qui limite quelque peu la vision et l'idée que l'on peut s'en faire. D'après les guides, le seul intérêt touristique de la ville est sa grande mosquée Sultan Salahuddin Abdul Aziz, plus connue sous le nom de mosquée bleue (je pense que vous retiendrez plutôt la seconde version !), qui aime à battre les records mondiaux mosquéens : les quatre minarets mesurent la bagatelle de 142 mètres de haut, tandis que le dôme affiche un diamètre de 51 mètres pour une hauteur de 106 mètres. Il est d'ailleurs étrange que cette fierté locale et nationale ne soit pas illuminée de nuit... ce qui explique l'absence de photo ici bas !

En Malaisie, comme dans la plupart des pays asiatiques, les sociabilités de voisinages sont assez intenses. J'ai pu en faire l'expérience durant la soirée passée à Shah Alam dans la famille d'Hanis. Nous avons en effet passé un bon moment chez les voisins, jusque vers 22 heures, à discuter et grignoter.

Une partie des voisins

La sociabilité de voisinage : le couloir séparant les deux maisons, un espace de rencontre des familles. Des portes situées sur les côtés des deux maisons permettent de passer de l'une à l'autre sans avoir à faire le tour par le portail d'entrée de chacune des maisons

Après cela, nous avons fait un petit tour en voiture avec le beau-frère d'Hanis, qui nous a menés dans un marché nocturne, où, parallèlement aux activités classiques de vente et de restauration, se déroulent des pratiques particulières :


Purifiés par la cire des bougies (visuellement uniquement !), nous étions fin prêts le lendeamin matin pour aller à la rencontre du village qui se situe dans les environs de la ville de Sekinchan (cf. carte). Après deux heures de route, nous voilà arrivés à la première étape : un petit village composé de quelques rues où le coeur de l'activité est constitué par cette tente et ces grandes tables, autre exemple de sociabilité.


Les habitants du village s'y réunissent pour manger et les quelques connaissances qui passent dans les environs sont invités à partager le repas, ce que nous avons fait avant de partir vers notre point de chute : la maison d'une des tantes d'Hanis. Nous avons quand même eu le temps de prendre quelques photos de la famille :

Hanis et un bébé malais
Une partie des nombreux cousins et moi (vous noterez en regardant le garçon à la chemise bleue à gauche que les malais mangent souvent avec leur main, et plus précisément avec leur main droite, la main gauche étant réservée à d'autres usages...je vous laisse deviner)

La maison de la tante d'Hanis est divisée en deux parties. L'une est réservée à la famille, tandis que l'autre a été transformée en homestay, hébergeant les familles malaises venant se relaxer un week-end dans ce petit paradis. En effet, la maison est située dans un cadre superbe, isolée au milieu des rizières. Je vous laisse admirer, les images parlent d'elles-mêmes :







Un cadre idéal pour s'addoner aux plaisirs de la pêche...


... pour cuisiner (la tante d'Hanis)

... ou pour se prendre en photo (Hanis et moi en baju kurung, la tenue traditionnelle malaise)

De gauche à droite : moi, la tante (la cuisinière deux photos plus tôt, mais voilée cette fois-ci), la cousine, la mère et le père d'Hanis

Bon, vous pouvez remarquer que nous sommes tous beaux et tous colorés sur la photo... la raison est la suivante : nous nous apprêtions à aller assister à un mariage traditionnel malais.

Nous n'avons assisté qu'à une seule partie du mariage, l'après-midi, tandis que celui-ci avait débuté dans la matinée. Mais, gâce au photographe professionnel qui était présent et qui avait pris de nombreux clichés, j'ai pu avoir une reconstitution. La matinée est consacrée à la signature du registre de mariage et à la cérémonie musulmane : le marié prie et remet sa dot à la mariée (sous la forme d'un cahier rempli de billets : très romantique). En début d'après-midi, les mariés sont séparés et la famille de la mariée prépare la chambre nuptiale où les tous jeunes mariés partageront leur première nuit. Celle-ci est jonchée de cadeaux offerts par le marié :


En attendant, les invités présents mangent (une des activités préférée des malais !) et se promènent.



Ils reçoivent un sac doté de petits présents : de la junk food ainsi qu'une fleur artificielle à laquelle sont accrochés des chocolats ou encore un oeuf dur, symbole de fertilité (on distingue l'oeuf dur sur la photo) !


A leur arrivée (ensemble), les (presque) mariés (maquillés à outrance, je ne sais pas si vous voyez la couche de fond de teint de la mariée sur la photo !) lancent bonbons et chocolats au milieu de la foule qui se précipite pour faire ses provisions. Les mariés se dirigent solennellement vers l'espace où sera consacrée leur union et où ils posent pour une longue séance de photos. Ainsi se termine la cérémonie, et, par la même occasion, cet article !